Lundi 23 mai 2011
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"De sable, à 3 tours couvertes d'argent ; au
chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or."
Classée Ville d'Art et d'Histoire, Tours fut d'abord une étape importante sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle avant
de devenir la capitale du royaume de France au 15e et 16e siècle où elle connut un extraordinaire épanouissement artistique et culturel. La collégiale Saint Martin, construite
entre le 11e et le 12e siècle, était le plus grand édifice de l'occident médiéval, point d'aboutissement d'un des grands pélerinages de la Chrétienté d'alors : le Tombeau de Saint Martin.
Aujourd'hui, le Vieux Tours, dont la restauration a été effectuée dans les années 1970, fait revivre de
vieux quartiers, même si de nombreux édifices ont été détruits ou sévèrement endommagés lors de la Révolution française ou de la Seconde Guerre mondiale.
Nous n'avons bien sûr pas eu le temps de tout visiter mais voici un petit aperçu de notre promenade...
La place Plumereau (place "Plume" pour les habitués
des terrasses de café...) est bordée de très belles maisons à pans de bois et en pierre datant du 15e siècle.
Autrefois appelée le "Carroi aux Chapeaux"
(des fleurs y étaient vendues pour décorer les chapeaux), elle a su conserver son aspect authentique. Elle est très fréquentée le soir par les étudiants...
Les rues adjacentes, pavées durant
le 15e siècle et aujourd'hui piétonnes pour la plupart, sont également bordées de maisons traditionnelles.
L'actuelle basilique St Martin (avec, en arrière-plan, la Tour Charlemagne) a été édifiée à la fin du 19e siècle, faisant suite
à une première église en bois construite au 5e siècle puis élevée au rang de Collégiale et incendiée au 9e siècle par les Normands...
Reconstruite au 11e siècle, elle fut transformée en écuries au 18e siècle après l'écroulement de sa nef, avant d'être
partiellement détruite pour créer une rue...
L'édifice actuel, d'inspiration byzantine, n'occupe donc qu'un petit espace de l'ancienne
Collégiale, comme on le voit sur ce plan.
Au sommet de la coupole, une statue de l'évêque St Martin dont les ossements
reposent dans la basilique (enfin... un morceau de crâne et un os du bras !)
A l'intérieur, mon apn a décidé de faire la grève de la netteté...
c'est la seule photo un peu potable que j'ai réussi à prendre !
Une expo de très beaux vitraux : ici, c'est "le baiser au lépreux de l'évêque
St Martin" à qui on attribuait, entre autres, des pouvoirs de guérisseur.
La Tour Charlemagne porte ce nom car elle serait construite sur le tombeau d'Hildegarde, troisième épouse du roi. C'est un
vestige de la Collégiale du Moyen-Age. Elle porte l'effigie de St Martin qui retrace l'événement qui a fait la légende de
ce légionnaire/évêque de Tours : âgé
alors de 18 ans, il faisait route à cheval quand il rencontra un mendiant, pauvrement vêtu dans le froid hivernal. Dégainant son épée, il tailla en deux
sa cape pour en donner la moitié au pauvre... suite à ce geste, le Christ lui serait apparu... alors moi je tiens à dire que je déchire régulièrement mes vêtements et que jamais personne ne
m'apparaît !
La Tour de l'Horloge est le deuxième vestige de la basilique du 13e
siècle.
Elle était aussi appelée "Tour du Trésor" car elle renfermait les deniers offets par les pèlerins.
Selon la légende, lorsque Saint Martin mourut en novembre 397, sa dépouille fut
ramenée à Tours le long du fleuve et, sur son passage, les arbres se mirent à fleurir. Depuis, chaque année à cette période, le temps se radoucit l’espace de quelques jours, c’est ce que l’on
appelle “l’été de la Saint Martin”. Et c'est vrai que
nous avons bénéficié de températures très agréables en cette fin du mois de novembre !
L'Hôtel Goüin, très
rare vestige de l’architecture Renaissance, a appartenu à un marchand de soieries au 15esiècle puis aux Goüin, famille de banquiers au 18e siècle. Gravement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, sa façade
renovée est un chef d'œuvre inspiré de la Renaissance italienne. Il abrite aujourd'hui le musée de la Société archéologique de Touraine.
Les beaux bâtiments ne manquent pas !
On trouve même des vestiges gallo-romains (puits, mur d'enceinte, ampithéâtre...)
Quant aux décorations des portes, la statuaire est nombreuse et variée... ci-dessus, un roi avec sac et
chaussures Prada....
A SUIVRE : Azay-Le-Rideau / Amboise
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